Journalisme Citoyen
Le gouvernement accélère le déploiement de l’identité numérique, présentée comme la clé de voûte d’une administration moderne et simplifiée. Si la promesse de pouvoir justifier de son identité en un clic séduit sur le papier, ce projet soulève des inquiétudes majeures quant à la sécurité de nos données les plus intimes.
Vouloir imposer une identité numérique généralisée revient à créer un « coffre-fort » géant contenant les clés de notre vie privée. Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient et deviennent de plus en plus sophistiquées, cette centralisation est un signal d'alarme. Pour les hackers, une telle base de données ne représente pas seulement une cible : c'est le Graal absolu.
Le problème est simple : si un système centralisé est compromis, ce n'est pas seulement un service qui tombe, mais l'intégralité de l'existence numérique du citoyen qui est exposée. Contrairement à un mot de passe que l'on change, une identité usurpée est un cauchemar dont il est presque impossible de se réveiller.
Le constat est sans appel : Confier l'intégralité de notre identité à une infrastructure numérique, c'est offrir aux cybercriminels un levier de contrôle inédit sur la population.
Au-delà de l'aspect technique, c'est le caractère quasi obligatoire de cette mesure qui dérange. En rendant l'identité numérique indispensable pour les démarches essentielles, le gouvernement prend le risque de fragiliser la sécurité de tous, tout en privant les citoyens d'une alternative physique plus sûre face aux risques de piratage.
© John Sletone