Journalisme Citoyen
L’acharnement du gouvernement à vouloir imposer une identité numérique centralisée relève désormais de l’irresponsabilité criminelle. Alors que les services de l’État s’effondrent les uns après les autres sous les assauts des hackers, l’exécutif prétend vouloir « sécuriser » nos vies en les mettant toutes dans le même panier percé.
Depuis 2024, la France n'est plus un pays, c'est une passoire. Les services de l'État sont devenus le terrain de jeu favori des cybercriminels, et le bilan est sanglant. En moins de deux ans, le pacte de confiance entre l'administration et les citoyens a été réduit en cendres par une série d'humiliations numériques sans précédent.
L'énumération des failles ressemble à un inventaire après sinistre. L’État, censé protéger nos données les plus intimes, s’est révélé incapable de fermer la porte à clé :
FICOBA (Février 2026) : Le Graal des hackers. 1,2 million de comptes bancaires exposés (IBAN, adresses, identités) via un simple vol d'identifiants.
France Travail (Mars 2024 / 2025) : Une tragédie en plusieurs actes. 43 millions de Français compromis en 2024, suivis de vagues successives en 2025 touchant des millions de demandeurs d'emploi supplémentaires.
Santé et Mutuelles (Viamedis/Almerys - Février 2024) : 33 millions d'assurés ont vu leurs données de santé et de sécurité sociale jetées sur le dark web.
Ministère de l'Intérieur (Fin 2025) : Une intrusion « hallucinante » au cœur même du système de sécurité de la nation.
Caisse des Dépôts et Consignations (2025) : Les données de 70 000 élus et fonctionnaires évaporées dans la nature.
Collectivités Territoriales : Plus de 18 mairies et départements piratés chaque mois en 2024, paralysant les services publics et livrant les dossiers des administrés aux maîtres chanteurs.
Malgré ce champ de ruines, le gouvernement veut accélérer. Il veut nous forcer à adopter une identité numérique unique pour accéder à tout : santé, impôts, banques, vote.
C’est un non-sens absolu. En créant un point d'entrée unique, l'État ne simplifie pas la vie des citoyens, il simplifie le travail des hackers. Imposer l'identité numérique aujourd'hui, c'est donner aux cybercriminels la télécommande de nos existences. Si le coffre-fort central est forcé — et l’histoire récente prouve qu'il le sera — ce n'est pas seulement un compte qui est perdu, c'est toute votre vie administrative qui est effacée, usurpée, vendue.
Un État incapable de protéger un fichier bancaire n’a aucune légitimité morale ni technique pour gérer une identité numérique globale. Nous, défenseurs des droits numériques, refusons cette marche forcée vers le gouffre. Nous refusons de confier les clés de nos libertés à un concierge qui laisse la porte ouverte. Tant que la sécurité ne sera pas une réalité factuelle plutôt qu'un slogan de campagne, l'identité numérique restera ce qu'elle est : une menace pour la démocratie. © David Carter